L’essence E10 : pas encore de résultats écologiques, mais le portefeuille des consommateurs s’amincit déjà

L’E10 avait été présentée avec une série de superlatifs très flatteurs : biocarburant, réduction des émissions, respect de l’environnement, voire des économies pour les consommateurs. Mais dès que le prix de vente a été ajusté, le discours s’est soudainement moins « vert » et beaucoup ont commencé à se préoccuper de leur portefeuille. Si l’on attend d’un carburant qu’il soit à la fois bon pour l’environnement et d’un prix raisonnable, alors que son prix atteint environ 22 859 dongs le litre, la question qui s’impose inévitablement est la suivante : où est l’avantage pour le consommateur ?


Plus préoccupants encore sont les témoignages en ligne faisant état de véhicules fonctionnant à l’E10 qui manquent de puissance, calent, consomment davantage ou rencontrent des problèmes techniques. Ces témoignages doivent être vérifiés à l’aide de données et d’évaluations techniques indépendantes, et ne peuvent en aucun cas être généralisés à l’ensemble des véhicules. Mais les pouvoirs publics et les entreprises ne peuvent pas non plus se contenter de répondre par le slogan « essence verte ». À quel point est-il « vert » ? Quelles sont les économies réalisées ? Avec quels types de véhicules est-il compatible ? Et qui prendra en charge les frais en cas de problème ? Ces questions exigent des réponses chiffrées, et non de simples arguments publicitaires.
On aboutit ainsi à un paradoxe assez cocasse : pour protéger l’environnement, il faut utiliser l’E10 ; pour faire des économies, il faut recalculer le coût du plein ; et si cela ne vous convient pas… choisissez un autre moyen de transport ! Mais une politique de transition énergétique n’est convaincante que si la population dispose d’informations complètes et d’un véritable choix. L’essence peut être « verte », mais la politique doit elle aussi être transparente ; sinon, ce qui augmentera le plus rapidement ne sera peut-être pas la quantité d’éthanol dans