Le 16 septembre, le Comité du Secrétariat a décidé d’exclure du Parti le vice-ministre de la Santé Trần Văn Thuấn et le vice-président du Conseil populaire de la province de Phú Thọ Nguyễn Huy Ngọc. Selon les conclusions rendues publiques, ces deux hommes se sont rendus coupables d’infractions dans l’exercice de leurs fonctions et de leurs missions, notamment en matière de lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques négatives, ainsi qu’en matière d’exemplarité ; ces infractions ont été jugées comme ayant des conséquences « très graves », suscitant l’indignation de l’opinion publique et portant atteinte à la réputation de l’organisation.

Quant à M. Trần Văn Thuấn, les services d’enquête l’avaient auparavant mis en examen et placé en détention provisoire pour « corruption active » dans le cadre d’une affaire impliquant la société Việt Mỹ. La décision disciplinaire du Parti ayant été prise quelques jours seulement après cette mesure judiciaire, l’affaire a suscité d’autant plus d’attention. Quant à M. Nguyễn Huy Ngọc, qui occupait auparavant un poste de direction au sein du secteur de la santé à Phú Thọ, il a également fait l’objet de la même sanction disciplinaire.
Ce qui mérite d’être souligné, ce ne sont pas les postes qui leur ont été confiés, mais le principe qui en découle : plus le poste est élevé, plus la responsabilité est grande. L’« exclusion » n’est pas une simple formalité, mais la sanction disciplinaire la plus sévère à l’encontre d’un membre du Parti. Et alors que des personnes ayant occupé des postes de direction font l’objet de sanctions, une question plus importante demeure : si le pouvoir s’accompagne de responsabilités, quel mécanisme permettra de garantir que les irrégularités soient détectées plus tôt, plutôt que d’attendre que les conséquences deviennent « très graves » ?









